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YoU'Re ThE TrUtH NoT I

Re-naissance !

le 11/04/2007 à 13h33

Bon, eh bien, on recommence !


si ça vous dit, venez donc faire un tour...

> zygo-matik.bloxode.com <



Merci pour tout, Tchao-byebye !

... o_O

le 05/12/2006 à 22h44

J'aimerai savoir ce qui m'a pris l'autre jour... ce qui s'est passé en moi, enfin bon je ne sais pas, je cherche une explication depuis ces quelques heures, je ne sais pas, je ne sais plus.


Pourquoi samedi, l'alcool et le bedo circulant, alors qu'on profitait pleinement de la soirée, June défoncée, cherchant ses yeux pour mieux plonger dans les miens lors du partage de nos ricanements convulsifs, ça a viré à la...bizarritude ?


Pourquoi, alors que nous empéchions à tout prix la folle furieuse de violer l'objet de ses désirs (wai c'est une fille qui s'invite à des soirées juste pour se taper quelqu'un, à chaque fois elle repart + assoiffée parce qu'elle ne réussit jamais à choper personne ^^), Clement et moi nous sommes-nous inconsciamment rapprochés... Clement, LE Clement de tous les trips et toutes les confessions, toutes les messes basses des coups foireux, toutes les blagues nulles à en mourir de rire, pourquoi Clement, le protecteur, celui qui partageait mes idées en un clin d'oeil, qui devinait les marques sous mon pull, pourquoi a t-il brusquement changé tout d'un coup ?


Pourquoi le protecteur est il devenu si distant et si... proche à la fois ?


Je n'imaginais pas qui ça puisse se passer ainsi, oh comme j'en étais loin... Je ne sais pas si je dois me réjouir, si je dois de nouveau basculer dans l'effroi, si je dois de nouveau affronter les sentiments...bruts...


Comment dire...


 


 


 


Pourquoi, comment, moi samedi, j'ai finit dans le lit de mon meilleur pote ?


 

Déstester, c'est possible ?

le 26/11/2006 à 16h25

Quinze ans. Quinze ans qu'on se connait, elle, moi, quinze ans qu'on se voit grandir, qu'on s'invite à nos anniversaires, qu'on se console l'une l'autre, quinze ans pendant lesquels ce qui a commencé s'estompte peu à peu. Quinze ans que l'on passe à se dire que l'on s'adore, que l'on s'aime, que l'on ne se perdra pas de vue (est-ce le pire qui puisse arriver ?), quinze ans à s'accrocher l'une à l'autre avec des ronces, en s'écorchant les paumes.


Dommage de choisir un blog pour dire ici ce qu'il se passe, ça ne changera rien, j'écris placide et je souris faussement.


Tu me voles !


De se dire soeurs depuis tout ce temps, on en vient à avoir des relations comme si, comme si on l'avait vraiment été. Parfait exemple de gâcher une amitié. A ceci près que ce serait l'aînée qui vole la cadette, pour une fois.


Je crois que je te déteste, comme tu me détestes, comme tu me protèges jalousement, comme tu m'as toujours protégée, protégée de quoi ? Des autres, des autres amies. Mais tu a échoué, serait-ce pour ça que tu es tant jalouse ?


Tu me voles et tu te mens, mon dieu tu me voles tant que l'on me retrouve en toi, et tu vires mythomane en prétendant que c'est moi qui te vole. Mais regarde toi ! Tu as mes tics de langage, tu gribouilles les mêmes dessins sur tes cours, tu as les mêmes gestes, tu t'appropries ma passion, tu te coiffes pareil, tu bricoles les mêmes choses, mais tu envies ma superficialité ou quoi ? Tu t'habilles pareil, tu manges pareil, tu copie mes défauts ! Tu crois que je fais exprès de mal écrire, d'avoir une tête de défoncée le matin, de me payer les portes parfois, d'oublier systématiquement ma clé dans mon sac dans mon casier, de confondre mes p et mes q, mes d et mes b ?


Mais tout ton caractère est calculé, preuve d'un remarquable talent d'observatrice, à ceci près qu'il te manque quelque chose, qui rend le tout crédible : la spontanéïté. De là vient ton pessisisme, ta retenue qui me ronge tant elles sont communicatives, et ton stress, injustifiable, souvent. Tu m'as toujours jalousé parce que les gens allaient vers moi d'abord, parce que tu t'appliquais à me copier en déphasé. Les moeurs ont évolué depuis, mon amie. Quand je te vois, je me revois à l'âge de treize ou quatorze ans.


Tu t'approprie mon moi, mes fous rires avec celle qui est devenue ma meilleure amie, et tu m'engueule en me traitant de gamine, parce que moi je t'imite. Mais je ne t'imite pas, je te repousse. Et cet échec, en me perdant, te prive de ton repère.


Et tu sais quoi ? tu n'es pas encore parvenue à copier ma méchanceté. Pour une fois, j'ai envie de dire, que tu l'as bien cherché.

*soupir*

le 20/11/2006 à 22h11

Je crois qu'aujourd'hui je vais fonctionner en répétition. Je crois que ça faisais longtemps, trois ans enfèt, que je n'avais pas vu sourire ma mère comme ça...soulagée, encore sous le doute, pleine d'espoir et n'osant pas pourtant, de peur d'être déçue. Cette fois ça y est peut-être. Papa a retrouvé du travail.


Je crois que j'ai l'inspiration embrouillée car saturée. Tant d'idées de poèmes, de photos, de chorés circulent que ça explozz de partout. Chui fatiguée.


Je crois que je suis mal partie pour aller en prépa à Clémenceau, pourtant dans ces quelques heures de travail par jour se profile peut-être mes futures déceptions, refus et regrets. Pourquoi je ne bosse pas assez ? Jamais assez, semble t-il...


Je crois que j'ai le sourire fixe, le bout des doigts usé par les cordes, le bout des pieds par les pointes, une jambe de claquée à cause des étirements de ce soir, et le coeur battant par dérision. Je suis heureuse pourtant. [merde jme suis vraiment claquée la jambe va falloir encore pas forcer pendant deux semaines... "se reposer". Voila.]


Je crois que j'ai envie de crier à la vie que je l'aime, mais que je sais pas en quelle langue elle parle. J'ai envie d'exploser en milliers de confettis pour que chaque puisse se consacrer à tout ce qui m'attire encore en ce monde. Il y a de la marge. ^^


Et même si on me reproche encore d'être timide ou réservée, tant que je ne croise pas ce regard, je me porte. Je vais. C'est ça. ce mot.


La solitude ne doit pas mener à la déprime, ce n'est pas un état que j'aime ou que je recherche, combien de secondes de rire tordu ais-je encore eu aujourd'hui ? Dire que je suis triste, ne serait pas respecter ceux qui le sont vraiment, et que je soutiens de toutes mes forces.


* Soyez différents, ne changez rien *

Yahouw

le 31/10/2006 à 14h28

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Cracheuse de feu !
Faut ABSOLUMENT que j'essaye !!


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For everything you've done

le 30/10/2006 à 12h55

FOR EVERYTHING YOU'VE DONE...


J'veux pas être dépendante de quelqu'un à nouveau.


> Jsuis contente qui tu ailles bien, aller sois heureux et sors de ma tête !! <


J'veux pas retomber dans la peine, si jsuis là c'est pas pour me prendre la tête ni sur les autres ni sur moi. Pas envie de bousiller ma vie à penser à des gens qui libèrent, sadiques, tant de souvenirs. L'existence c'est pas ça merde ! qu'est-ce qe je fous sur ce chemin ?


Mais j'en deviens méchante.


Tant de gens ont besoin d'un soutien autour de moi, et ce sont en plus des personnes qui me sont chères ! enfin je crois... Et moi ? Je les balaye et je les rejette, tout ça pour quoi ? Parce que je ne supporte pas la faiblesse. Je ne supporte pas les larmes. Je ne supporte plus qu'un être donne les fils de sa vie à un autre être qui pourra faire de lui sa marionnette.


C'est pas de la tristesse ou de la mélancolie, ces sentiments-là sont réservés à ceux qui compatissent. Et sur ce point la compassion m'est inaccessible, et ce je crois contre ma volonté. L'aspiration à l'évasion gagne si bien l'individu qu'il n'a plus les pieds sur terre et ne ressent que ce qu'il veut ressentir.


Alors je me force inconsciamment à me détourner de vous mes amis, j'espère que vous me pardonnerez tout ça, toutes ces conneries que je viens de sortir, toutes ces complications dont je devrais avoir horreur de m'affubler, tout cet absurde dans lequel je me plonge effrontément.

vite fait...

le 17/10/2006 à 22h09

J'suis désolée je viens pas beaucoup sur lexode ces derniers temps...


C'est vrai qu'on a pas mal de boulot, les profs ils ont raison de nous mettre la pression pour le bac mais il reste des limites ^^


et puis la reprise des *zactivitéés*, le code, tout ça... (oui je sais je m'y prends tard et je suis une de ces quiches oulaa.. n_n' )


Ca me laisse plus bcp de temps !!


je pense que bcp d'entre vous sont dans le même cas que moi, vous comprendrez certainement.


J'espère que tout le monde va bien... je voulais vous demander s'il y a des "apprentis-philosophes" dans le lot, ce que vous en pensez de la philosophie... parce que j'arrive pas à me mettre bien dedans, soit c'est super interessant mais le prof rend ça soporifique... (nan c'est vrai hein j'suis pas du genre à cracher sur les profs faut pas croire), soit c'est un tissu de conneries baladées depuis des millénaires pour que les philosophes puissent glandouiller à volonté avec un super alibi, enfin bon voila ça marche pas super et ça me gène un chouille.


Et sinon, y'en a qui sont du côté de Lilles ?! lol parce que j'ai une envie de tout plaquer a Nantes pour aller étudier là-bas qui germe dans ma chtite caboche depuis pas mal de temps... Envie de partir, de faire de nouvelles rencontres, d'être indépendante un peu, de changer, de GRANDIR pour une fois.


Bon, ok y'a un problème, en septembre prochain je serais pas majeure. En octobre ni en novembre non plus d'ailleurs... rhaa merde.


Vous feriez quoi vous, si j'ose vous demander de vous imaginer à ma place...?

Insipide et sauve

le 14/10/2006 à 10h03

J'aurais bien voulu


Que petit à petit


On use nos godasses


En jouant notre rythme.


Car on s'est émus


Autant qui suivis


D'ce bout d'vie fadasse


Que la conscience mime.


Quelque par j'ai lu


L'oiseau fait son nid


Amassons la crasse


Changeons-la en rimes.


On aurait bien pu


Chercher une sortie


Mais la fougue se tasse


Et l'orgueil décline.


J'me suis résolue


Limiter le gâchis


Dissimule la trace


Que ton ombre dessine.


Il a bien fallu


S'inventer impie


Traverser la glace


Perdre ton estime...


Et solitaire déchue


Tout bien réfléchi


Mêmes seules mes godasses


Payent déjà pas d'mine...


 


Bullakoustik. XIII-X-VI.

Confinement de la décadence

le 30/09/2006 à 21h52
J'suis pas morbide, ni dérangée
J'ai pas de copains délinquants
J'ai mon studio pas ordonné
Je compte même pas mes vingt printemps

On m'dit étrange, on m'dit lunaire
J'ai une réput' de solitaire
Les gens ils louchent sur mon passage
Ils chuchotent qu'ils me croyaient sage

Mais qu'en vérité j'suis précoce
Et qu'ça va foirer mes études
D'abord ma piaule, elle est salubre ?
Nan parce que, si j'attends un gosse...

Le Papa s'est barré un jour
Je pensais pas le retrouver
Faut dire qu'il m'a laissé traîner
Seule mon gros ventre, et mon coeur lourd

"Mais non Maman, pas d'inquiétude
Je serai en sécurité
Et puis comme à ton habitude
T'en parlera avec fierté "

Mais maman tout ça, ça me ronge
Comment j'aurais pu deviner
Tout c'qu'il allait m'faire endurer
Je ne pouvais pas passer l'éponge...

Il est revenu un beau matin
L'air un peu louche, désordonné
Il était même pas mal bourré
Il voulait s'en prendre au gamin...

J'ai tenté de le raisonner
Lui faire comprendre combien c'est dur
J'ai fini par le repousser
Il s'est payé un coin du mur

La nuque brisée, les yeux ouverts
Et moi devant, saisie d'horreur
Alors va essayer l'affaire
D'expliquer ça au procureur

Maman je sais, je t'ai déçue
Tu vois j'ai joué, et j'ai perdu
Ma fierté ma joie ma raison
Je vais accoucher en prison

S'il te plaît explique au petit
Après tout tu est sa grand-mère
Quel genre de parents l'a puni
Du sort que la vie lui dessert

Père alcolho, mère malmenée
Qui bossait ses cours à minuit
N'oublie pas de lui révéler
L'ambition que j'avais pour lui

Bien sûr j'le verrai pas grandir
Et bien sûr qu'il va me haïr
Mais dit-lui qu'on s'voit au printemps
Au printemps de mes quarante ans...

Bullakoustik. XXIX-IX-VI

Insomnies insouciantes

le 15/09/2006 à 22h32
Insouciantes insomnies
effleurées d'inspiration
pelotonnée tout au fond
à essayer de retenir demain...

On voulait juste y croire
On voulait juste grandir
et donner une lueur
un semblant d'avenir
ce qui restait de nous
en ce début de vie
et tomber à genoux
sur ce qui nous unit
Je voulais juste savoir
je voulais juste partir
et garder en mémoire
un lambeau d'avenir
Je voulais juste entendre
le silence de ce monde
et donner à retordre
du fil à qui en veut.
Mais moi je ne suis rien
- nous ne sommes pas encore -
un embryon humain
asservi et fragile
Alors méditons là
Sur nos pauvres innocences
Et de nos mains gelées
retenir l'existence
d'un bout de cendre grillée
qui roule entre les doigts
et de toute cette fumée
Sonne, sonne donc le glas.

Bullakoustik, XIV - IX - VI

Retour...

le 13/09/2006 à 13h43

Pfiouu ça faisait longtemps que j'étais pas venue par ici...


Trop d'occupations, les vacances, la rentrée, les..moeurs...


plus d'amoureu. c'est moi qui l'ai laissé partir. Il ne fallait pas que ça le ronge, que ça le contamine, il ne fallait pas que ça le transperce, que ça l'oblige à se battre, il ne fallait pas que ça le contraigne à ne plus me parler de lui...pour ne pas m'accabler d'avantage. Maintenant il est libre, il va bien, j'en suis heureuse. Maintenant je suis libre, mais ça fait mal, tant de souvenirs ressurgissent d'un seul coup, tant de moments passés à tel ou tel endroits réaparraissent. Je recommence à manger un peu. "Il faut manger, Oriane, sinon tu te casseras en deux à la reprise de la danse... Au fait, comment il va ton copain ?" Je réponds d'un sourire. "tout va bien, Maman."


 


Apprivoiser le truc. Choper le coup de main. Ne plus le chercher des yeux, ne plus lui lancer de sourire, ne plus se dire : "c'est lui". Ne plus être amoureuse.


Ce n'est pas du désespoir, mais de la résignation. La vie continue. J'y tiens trop à cette vie et j'en attends trop d'elle pour me laisser la gâcher. Autant la remplir...


Lundi : danse


Mardi : solfège (la repriise !)


Mercredi : danse


Jeudi : ?? Code ??


Vendredi : guitare...



Ah ouais, puis le projet cirque... pour le bac...


Création d'une choré. En entier. Avec jonglage, équilibres instables, accro et tout le bordel.


Dommage que j'aie plus le temps de faire l'option danse aussi !! =)


 


vacances balayées. deviens train-train-quotidienphobe, moi. La vie continue...


 


et pour vous ??

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Je m'ennuie un peu...
Bah c'est vrai, ça fait quatre jours que je suis revenue et la chaleur me prostre à l'interieur de ma maisoon, aucun moyen de se dépenser donc (le STEP c'est pas pour moi >_<...), et pas grand monde à voir à portée de pied, la tuture va avoir droit incessament sous peu à un lifting (c'est vrai que cette averse de grêle où les grêlouillons rivalisaient avec des oranges lui a donné grise mine...). BREF.
Je reprends donc l'idée. Si vous voulez vous pouvez me poser toutes les questions que vous voulez sur les habitudes de vie d'une Bull'...ou une question tout court... Ca m'occupera. :]

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----° Boîte à question °----
--° dépose ta question °-iii
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Incompréhension

le 26/07/2006 à 00h02

moi : - Allô ?


lui : - c'est moi. Tu vas bien ?


- ...oui.


- j'avais...juste envie de t'entendre. Tu me manquais.


-..............



Je ne peux pas balayer d'un mot ces 18 mois de complicité. Un détail redonne du courage, un voile se lève sur l'avenir, qui aidera a supporter l'épreuve.


Je ne resterai pas seule dans ma chambre.


Je n'ai pas d'idées noires, et je suis sereine face à ce qui arrivera. Je ne tranche pas entre amour et liberté, je m'en irai un jour et lui en est conscient.


Je marche. Je marche. Je marche. Je marche...


Nous continuerons à être un, mais ces deux lettres seront chacune indépendantes. Comme avant. Encore un an et quelques mois et tout s'éclaircira. La vie sera enfin acquise, à notre disposition, à notre portée. Mais ici la majorité nous sépare. Il a déjà presque vingt ans...


Je n'écouterai pas les conseils des gens.


Par pitié, ne me jugez pas.


* et tu verras qu'il nous faudra


partir avant qu'on nous détruise *

vide

le 11/07/2006 à 09h45
Je crois que tout vient de s'écrouler, tout est superficiel, plus rien n'a de sens ni de but ni de lumière.
Je crois que j'ai trouvé pire que de mettre fin à ses jours : de continuer sa vie par dérision.
J'ai mal, j'ai mal, ça en donne le tournis et sa creuse le ventre, tout est vide à l'interieur de moi.
Je n'ai plus d'ange gardien, il a décidé de s'envoler sans moi, il m'abandonne à mes lames, à mes poignets qui vont tôt ou tard en subir les conséquences. Personne ne veillera plus sur moi désormais, je crois que je n'aurai pas la force de le remplacer. Je n'aime plus l'amour et c'est réciproque.
J'ai trop de souvenirs, tout ici me le rapelle, son visage revient sans cesse, je n'ai pas compris tout est allé trop vite. Ses mains, son sourire, son odeur, son regard... Comment j'ai pu croire que je pourrais me détacher de lui, définitivement ? j'ai écouté les autres, je n'ai pas pu soutenir leur regard, j'en paye les conséquences. Ca fait mal. Je ne tiendrais pas. Complètement abattue, mes rêves s'encolent, j'étais assise sur un idéal. Plus de complicité, de regards entendus, de retrouvailles tellement tendres, de bonheur submergeant, plus personne pour me redresser la tête, je ne le veux pas de toute façon.
Je dois partir. Et ne pas revenir. Pour l'oublier ? il m'a demandé lui-même de ne jamais laisser mon souvenir s'ébrécher.
J'ai mal, je ne pleure pas, c'est impossible, je ne sais plus où j'en suis, c'est lui qui trouvait le courage de guider mes pas.
Mon Dieu ou n'importe qui qui a voulu qu'il y ait une moi sur terre, il faut me montrer où aller désormais, mais pourquoi j'existe, pourquoi j'existe, pourquoi j'existe...

L'étoile

le 26/06/2006 à 00h51
La danseuse étoile

Je t'aurais bien
Chanté mon affection
En dansant sur les ruines
De ma tête et de ma conscience :
Enfilant d'abord cette tunique
Noire satinée, tache d'encre dans la nuit
Miaulement de chat dans l'œil d'une gouttière sourde ;
Puis la jupe
Bâillon des douleurs et de l'épuisement des jambes
Sensibles volants
Parallèles entre la fragilité et la force
Cils d'une chouette en son envol nocturne ;
Et les chaussons
Taillés en pointes
Qui soutiendraient toute ma raison
En la portant à bout de bras, les miens
Foyers de l'entraînement des sourires implicites
Le gant qui cache le mal-être de l'assassin...
J'aurais tiré mes cheveux en arrière
En une savante cathédrale capillaire
Structure incompréhensible, clé de voûte immatérielle
Et maquillé mes yeux
Pour qu'ils s'agrandissent en une muette soumission
A cet art d'épuisement décontracté.
Je t'aurais bien
Chanté mon affection
En dansant sur les ruines
De ma tête et de ma conscience
Mais j'approche les trente ans :
Mon corps y est désormais réticent.

Bullakoustik, 25-06-06